Elle rejoint Liza dans la cuisine, assise face à une tasse fumante de chocolat au lait.
Liza___Tu aime toujours le chocolat au lait? Lui demande son amie en se levant.Elea___Oui. Dit elle gênée.Le temps a fais son travail. Les deux adolescentes qu'elles étaient on disparue.
Un blanc s'installe entre elle. Elles ne savent pas quoi dire, du moins, elles ne savent pas par ou commencer...
Elea___C'est elle? Demande Elea en posant le cadre sur la table.Liza___Oui, elle s'appelle Claire. Elle s'est installer ici, y a deux ans. Tu ne dois pas lui en vouloir, elle l'a aidé à remonter la pente. Il l'a rencontré dans un bar ou il allait tous les soirs, a l'époque elle était serveuse la bas...Elea___Tous les soirs? Répète-t-elle choquer.Liza___Il a très mal vécu ce que lui a dis ta mère...Elea___Mais comment vous avez pu la croire? Qu'est ce qu'elle vous a dis pour que vous puissiez croire a ma mort?!Liza___Elles nous à montré des papiers qui confirmer ta mort. Répond-elle les larmes aux yeux.Flash-back
1 Mai 2005.C'est un week-end bien spécial aujourd'hui.
Elea l'attendais avec impatience. Tout comme lui d'ailleurs.
6 mois qu'ils étaient ensemble, presque 3 ans qu'ils se connaissaient. Il ne pouvait plus vivre l'un sans l'autre. Et aujourd'hui ils savaient, du moins il le penser, qu'ils finiraient leurs vie ensemble.
Mais ce week-end va prendre un tournant inattendu.
Alors qu'il sonne a la porte un grand sourire aux lèvres, l'esprit déjà dans ces deux jours de campings avec ses meilleurs amis et elle, cette fille qu'il aime plus que tout, un nuage se forme aux dessus de leurs tête, sans que personne ne le voit venir. Sans que personne n'imagine ce qui va se produire.
Un nuage annonçant des jours bien sombre à venir...
Madame Klaus___Ah. Dit une femme aux trait durcit par la vie.???___Bonjour Madame Klaus, dit il en souriant. Elea est prête?Madame Klaus___Elea?! Elea ne viendra pas avec vous!???___Pourquoi? Elle est malade? Demanda-t-il naïvement.Madame Klaus___Elea est morte.Son visage blanchit tout à coup. La terre tourne.
Elle tourne vite, plus vite. Trop vite.
Il chancelle.
???___Non. C'est...Madame Klaus___Va-t-en. Elea est morte à cause de toi!???___Non... Dit-il la gorge serré. Elle aurait jamais fais ça. Elle ne m'aurait jamais fais ça! Ajouta-t-il.Madame Klaus___Elea s'est donné la mort hier soir. Maintenant va-t-en, tu en a déjà assez fais comme ça!???___C'est pas possible...Madame Klaus___Ma fille est morte! Rentre chez toi MAINTENANT! Hurle-t-elle." Parfois le mensonge exprime mieux que la vérité ce qu'il se passe dans l'âme. "
[ Maxime Gorki ]
Elle referme la porte sur ces mots.
Lui, il reste là. Incapable de faire un seul geste.
Le sol se dérobe sous ses pieds.
Son c½ur explose.
Sa vie prend un tournant qu'il n'avait pas envisagé.
Liza, qui devait le rejoindre, arrive enfin.
Trop tard.
Liza___Eh bah alors, qu'est ce qui t'arrive? On dirait que ta vu un fantôme!???___Elea...Liza le regarde intriguée, à en voir la tête de son ami cela n'annonce rien de bon. Elle pose sa main sur son avant bras pour l'encourager à continuer.
Mais il reste silencieux.
Liza___Quoi Elea? Tu me fais peur là... Qu'est ce qui se passe?!???___Sa mère vient de... Elea... est morte. Dit-il avant d'éclater en sanglot. Elle s'est... suicidée. Ajoute-t-il difficilement." Dans toutes les larmes s'attarde un espoir. "
[ Simone De Beauvoir ]
Liza tambourine à la porte, comme une folle, les larmes aux yeux.
Liza___C'est pas possible! Hurle-t-elle. Madame Klaus ouvrez moi!!Elle entend des pas. Puis un raclement de gorge.
Madame Klaus___Quoi?!Liza___Elea! Ou est-elle?Madame Klaus___Allez-vous-en. C'est déjà assez difficile comme ça! N'en rajouter pas!Liza___Vous mentez! Vous détestiez Elea! Vous devriez avoir honte! Laissez-moi la voir!Elle les regarde sans même les voir. Après tout elle n'en a que faire de leurs larmes.
Elle s'éloigne un instant, reviens avec une feuille qu'elle tend a Liza.
Madame Klaus___Il vous faut une copie de l'acte de décès? Demande-t-elle ironiquement.???___Vous l'avez tué! Hurle-t-il.Elle vivra.
Tant qu'elle sera dans mon c½ur, elle vivra!
Une heure après, le groupe d'amis était réunis pour se soutenir.
Les jours ont passé, Liza à remonter la pente, pour l'aider lui.
Lui qui depuis l'annonce de sa mort ne sortait plus de sa chambre.
Il passait ses journées a ressassé des souvenirs heureux qu'ils avaient eu ensemble.
Il regardait leur photos, les lettre qu'elle lui avait écris, dans lesquelles elle décrivait toujours avec la plus grande sincérité tout l'amour qu'elle avait pour lui.
Il restait enfermé à pleurer la perte de son amour.
De cette moitié de lui.
Six mois sont passé, six long mois sans qu'il ne voit la couleur du ciel, la lumière du jour, ni même d'autre personne que Liza, qui passer chaque jour une heure minimum a ses coter, sans rien dire.
Un soir il n'avait pas eu le choix. Liza ne supporté plus de le voir dans cet état. Elle l'avait foutu à la porte, avec 20 ¤ en poche.
Fabien, son meilleur ami, que Liza avait prévenu une heure avant, était déjà devant la porte et l'attendait.
Fabien___On va aller boire un verre en ville, sa va te faire du bien de voir du monde.???___J'ai envie de la voir ELLE. Je m'en fou du monde! Je ... vais rentrer... C'est préférable. Dit-il tristement.Chaque endroit. Chaque rue. Chaque pas qu'il faisait le ramené a ses soirée d'été qu'ils avaient passé ensemble depuis qu'ils se connaissaient.
Il avait trop mal. Son c½ur était oppressé a chaque fois qu'il croisé une fille qui ressemblé a Elea. Il n'avait qu'elle dans la tête, il n'avait qu'elle dans son c½ur. Il ne voulait qu'elle. Mais elle l'avait abandonné. Elle l'avait laissé dans cette vie, qui aujourd'hui n'avait plus la moindre nuance de couleur, sans elle.
Pendant un mois, chaque soir, on le traînait -presque de force- dans ce bar, pour qu'il voit d'autre gens. Pour qu'il entende des rires, des cries, des disputes. Pour qu'il entende que la vie continuer.
Mais sa vie a lui. Sa vie avait pris fin ce 1er mai, quand elle est morte.
" Je n'ai jamais pu faire coïncider ce que je croyais être la vérité avec ce qui m'aider à vivre. "
[ Jean Grenier ]
C'était donc ça la solution. Le forcé à voir que la vie continué, pour qu'il continue à vivre.
Pour qu'il retrouve une raison de faire repartir son c½ur.
Et c'était elle, Claire, cette grande aux cheveux noir au visage angélique, au rire enfantin, et a la voix douce qui aller lui redonner.
Cette voix qui se contenter d'un simple " Bonsoir, vous avez fais votre choix? ", mais qui pourtant en avait des choses à raconter.
Mais elle laisser le temps au temps, elle venait d'arriver et n'osais pas trop se faire remarquer.
Lui, il était le seul a ne pas la voir, a ne pas voir tout ce qui cacher en elle et qui pourrait lui redonner le goût a la vie.
Tant que ce n'était pas Elea, ça ne l'intéresser pas. Il la voulait elle, rien qu'elle.
Puis, sans que personne ne comprenne pourquoi, il à recommencer a sourire.
C'était grâce a elle, grâce a Claire. Qui par le plus grand des hasards avait entendu une conversation entre deux habitué qui compatissaient a la souffrance de ce garçon qui venait là, chaque soir, noyé sa peine. Elle avait eu le c½ur serrer de voir tant d'amour en une personne.
" Le sentiment amoureux se mesure à l'ampleur du manque, a l'état fiévreux dans lequel l'absence de l'autre nous plonge. "
[ Francine Nöel ]
Elle avait était toucher, par la sensibilité qu'il dégager, malgré son air vide et sans vie.
Quelque chose en lui l'attirer plus que tout.
Et tout ce passer dans la profondeur de son regard.
" Seul un regard peut créer l'univers. "
[ Christian Morgenstern ]
Il restait chaque soir jusqu'à la fermeture, le visage tourné vers la vitre, admirant le calme plat de la rue, les quelques ivrogne tombé du trottoir. Espérant peut être simplement, la voir passer au coin de la rue.
Un soir, elle avait pris son courage à deux mains, et après son service, elle s'était assise à sa table.
Claire___Excuse-moi. Dit-elle. Je peux????___Oui. Répondit-il, visiblement surpris.Claire___Je m'appelle Claire. Je... Et c'est ainsi, qu'elle avait déballé tout un tas de chose inutile sur sa vie, sur son passé et sur la raison de sa venue. Elle avait rougie, et soupirer. Mais elle était contente, pour la première fois, il avait sourit. Il avait sourit, sincèrement.
Elle avait recommencé chaque soir... Ils avaient échangé les rôles et elle avait écouté. Sans rien dire. Elle l'avait écouté parler de cette fille. Cette fille qu'il aimer plus que raison.
" L'objet d'un amour est secondaire. Le plus important, le plus révélateur de la personnalité intime, c'est la façon d'aimer. "
[ Paule Saint-Onge ]
Sans jamais montrer qu'elle brûler d'envie de prendre sa place.
Un soir, alors que rien ne laisser présager une quelconque invitation, il l'avait attendue devant le bar. Proposant de la raccompagner. Et devant sa porte il s'était lancé et l'avait embrassé.
A partir de se soir là, plus personne ne l'avais vu triste dans ce bar. Il n'y venait plus seul et quand il partait, c'était avec elle, main dans la main.
Tout le monde apprécié Claire.
Il n'y a que Liza qui la trouver trop bien. Trop bien pour être sincère.
Mais elle ne se serait jamais permis d'en parler a qui que se soit, elle avait gardé pour elle ses appréhension envers Claire... Et le temps les avait atténués.
" Même l'amour n'est peut être que mensonge. Illusion... "
[ Louis Gauthier ]
Et plus le temps passer, plus Liza hésité à parler de ce qu'elle avait découvert. Elle ne voulait pas faire ressurgir certaine souffrance du passer.
Liza avait fini par aller voir la mère d'Elea bien décider à savoir pourquoi cette dernière avait mentie sur la mort de sa fille.
Mais la folie de cette mère prête a tout pour que personne ne soit au courant de ce si lourd secret.
" Elle m'as demandé de vous dire qu'elle était morte. Elle ne voulait plus vous voir. Lui plus particulièrement. J'ai tout essayé pour la retenir. Mais elle n'as pas changé d'avis."
Il n'avait pas besoin de savoir. Il avait déjà assez souffert.
Fin du Flash-back
Elea___J'ai jamais voulu partir. J'ai pas eu le choix.Liza___Je le sais... Maintenant.Elea___...Liza___Pourquoi tu n'as jamais répondue à ma lettre? Demanda Liza, tristement.Elea___Ta lettre? Quelle lettre?Liza___Après que je sois allé voir ta mère j'avais besoin d'en avoir le c½ur net, j'ai fais des tas de recherche, et j'ai trouvé ton adresse, a Paris. Je t'avais écris. C'était je crois... Quatre mois après ton départ...Elea___Je n'ai jamais reçu ta lettre... Du moins... On ne me la jamais donner. Et je suppose qu'on a jamais posté les miennes, je pouvais espérer avoir de vos nouvelles... Liza___Tu nous a écris?Elea___Oui... Pendant six mois. Toute les semaines je vous envoyer une lettre, a tout les deux.Les deux amies restent silencieuses. Ce soir, tant de vérité on refait surface.
Il faut du temps pour les assimiler. Mais le temps Elea ne la pas.
Elea___J'aurais jamais du revenir. Je... Toute cette histoire est de la pure folie. Je partirais, des demain, je retournerais a Paris...Liza___Il t'aime Elea... Il t'aime encore. Il me parle de toi... très souvent.Elea___Il parle de moi au passé. Elea est morte pour lui... Et c'est peut être mieux ainsi.Liza se lève, ne voulant pas perdre son amie de nouveau.
Elle se lève et lui fais face. La tendresse a disparue, et les larmes aux yeux elle pose ses mains sur ses épaules.
Liza___Alors tu va continuer à faire ce que ta mère voulait? Tu va lui cacher longtemps la raison de ton départ? IL DOIT SAVOIR! Elea, tu dois lui dire pourquoi tu es partie! Il ne t'a pas oublié, Claire ne t'as pas remplacé, JE le sais!Elea___Il a sa vie Liza! J'ai pas le droit de lui imposer ça.Liza___Demain, il sera là. Il passera dans l'après midi. Reste déjeuner avec moi. Et après tu prendras ta décision.Malgré l'angoisse qui prend vie en elle, Elea sourit.
Liza___Tu me dois trois ans de ta vie, reprit Liza.Elea___Je reste pour petit déjeuner. Et après je repartirai a Paris, mais ne lui parle pas de moi... S'il te plaît.Liza s'approche de son amie, et la prend dans ses bras.
Liza___Je ne dirais rien. Mais maintenant que tu sais tout ça... Je pense que tu es en droit de savoir pourquoi je ne voulais pas que tu dormes dans sa chambre...Liza conduit alors Elea vers l'ancienne chambre qu'il occuper. La porte s'ouvre, Elea à le souffle coupé.
Elle est là. Partout.
Elle, Elea.
L'amour qu'il avait perdu, avait élue domicile sur tous les murs de cette chambre.
Il avait fait de cette pièce la sienne.
Liza___Tout les mois... depuis trois ans, il vient à la maison. Et il passe une heure, parfois plus dans cette pièce. " Pour être avec toi. " Comme il me le dit.Elea___Il fait quoi pendant une heure?Liza___Il te pleure. Il est temps qu'il sache la vérité Elea. Vraiment...Elea___Je sais plus... je... Liza___Pour les deux ans de ta mort, il est venu ici, mais il n'est pas rentrer dans la chambre tout de suite, il s'est assis sur le canapé et il a attendu. Il attendu que le temps passe. Puis il ma dit " Si j'avais la chance de la trouver là, dans cette pièce, devant moi, je serais prêt a lâcher tout ce que j'ai pour elle. "Elea___...Liza___Il t'aime sincèrement. Et ça... Même Claire n'y peux rien.Sur ces derniers mots, et les larmes aux yeux, elle retourne dans la chambre de Liza.
Elle s'allonge, cherchant le sommeil, qui a -semble-t-il- déserter. Elle reste dans le noir le plus complet à attendre. Une heure ou deux. Peut être même trois. Elle ne sait plus vraiment. La dernière fois qu'elle a jeté un ½il sur son téléphone se dernier afficher 4:45.
Elle n'avait pas sommeil. Et ça... Depuis déjà deux ans. Elle avait appris à récupérer très vite. Il ne lui fallait maintenant que trois heures de sommeil, pour pouvoir affronter les lendemains.
Dans quelques heures, il sera là.
Elle ne veut plus dormir sans lui. Ni même passer un jour de plus loin de lui.
Bientôt, elle ne pourra plus éviter les questions. Elle devra y répondre, et elle ne veut pas être prise de court. Et même s'il en avait une autre dans le c½ur. Tant pis. Elle a besoin de le voir et de le savoir heureux.
" Qu'il est facile de se quitter, difficile de se retrouver. "[ Song Fang-Hu ]Et pourtant ça lui déchirer le c½ur.
Elle ne serait plus jamais heureuse.
Du moins pas avec Lui.
Au fond c'est comme si elle était vraiment morte.
Il y a maintenant 3 ans.
[ Lili ]